Séminaire des départements de langues de la région des Grands-Lacs Africains et Afrique de l’Est

Publié le 06 Jan 2012

L’AUF et la Faculté des Lettres, Média et Sciences Sociales de l’Université Nationale du Rwanda organisent à Butaré (Rwanda), le 21 mars 2012, un colloque international regroupant les départements de langues de la Communauté Economique des Pays des Grands-Lacs (CEPGL) et de l’East African Community (EAC), sur le thème : « l’enseignement supérieur et la recherche dans le contexte des Grands-Lacs et Afrique de l’Est : les enjeux linguistiques pour l’intégration régionale ».
Contexte Les espaces régionaux de la CEPGL et de l’EAC se caractérisent par une diversité linguistique importante au plan régional mais aussi parfois au sein d’un même pays croisant des langues locales, des langues régionales et des langues internationales liées à l’Histoire de la région. Ces pays visent néanmoins une intégration régionale politique et économique allant jusqu’à des projets de fédération. L’Université est au coeur de cette problématique. En tant que lieu de production et de diffusion du savoir, lieu de formation des cadres et des professionnels, les stratégies linguistiques choisies ont effectivement des incidences importantes sur l’ensemble du système social. Exclure une langue de la sphère universitaire c’est, tôt ou tard, l’affaiblir dans tous les domaines sociaux. On peut ainsi se demander si l’intégration académique régionale est compatible avec un plurilinguisme convivial ou si elle implique une nécessaire harmonisation, voire uniformisation linguistique. Pour se comprendre, pour échanger ou même simplement « pour exister » les universitaires devront-ils privilégier les langues internationales ? Par souci d’efficacité et de rapprochement, le risque n’est-il pas alors important de sacrifier les autres langues qui deviennent des langues de la sphère privée et familiale ou qui, tout du moins, ne disposent pas de la même visibilité scientifique ni de la même légitimité académique ? Un processus académique et de recherche régional intégrant aussi l’ensemble des langues en présence est-il envisageable ? Le cas échéant, ces langues sont-elles équitables ? Les initiatives de filières plurilingues, les centres universitaires de langues ou encore les recherches académiques sur les langues locales permettront-elles de préserver la diversité linguistique au sein des universités ? Les trois principaux thèmes proposés aux contributeurs sont : 1. Cadrage théorique : définition, avantages et défis du plurilinguisme 2. Expériences et spécificités nationales du plurilinguisme : production et partage des savoirs dans l’enseignement supérieur et la recherche ; usage des langues dans l’enseignement. Il s’agira de pointer les succès, échecs et conséquences de certaines politiques linguistiques appliquées dans les pays de l’EAC et de la CEPGL 3. Plurilinguisme et intégration universitaire régionale au sein de la CEPGL et de l’EAC. Il s’agit notamment de s’interroger si ces deux notions que sont l’intégration et le plurilinguisme sont compatibles ? L’intégration régionale doit-elle et peut-elle être une intégration de toutes les langues de son espace ? Ou alors cette intégration va-t-elle de pair avec une hiérarchisation en langues dominantes, langues préservées, langues sacrifiées... ? De même, le domaine universitaire s’organise-t-il implicitement ou explicitement en langues de production, d’échanges, de transmission, de diffusion non interchangeables ? Voire, dans un souci d’efficacité et d’économie, ces étapes de la connaissance n’ont-elles pas tendance à s’exprimer petit à petit dans la même langue... ? A contrario, les départements de langues africaines et langues étrangères qui se multiplient dans les universités répondent-ils aux attentes d’une intégration régionale respectueuse de la diversité linguistique ? Ces thématiques sont privilégiées mais non exclusives. Les propositions sont ouvertes à tous les enseignants-chercheurs, qu’ils soient de la sous-région concernée ou extérieurs. Calendrier 31 janvier : Date limite de retour des résumés 15 février : Sélection des communications par le comité scientifique 21 février : Réception des textes complets des communications. Confirmation des conférenciers 21 mars : Conférence 21 avril : Version définitive des communications pour publication dans les Actes du colloque. Le résumé devra indiquer le titre de la communication et une présentation sommaire (max. 250 mots). Il devra être accompagné d’un CV du conférencier. Le texte complet devra tenir compte du temps alloué à la présentation : 30 minutes pour la thématique (1), 20 minutes pour la thématique (2), 30 minutes pour la thématique (3) Toutes les correspondances doivent être adressées à : conferenceunr@bi.refer.org Les langues de communication orale et écrite sont le français et l’anglais. En savoir plus - Consulter le document de présentation du colloque(en format pdf) - Consulter le site de Savoirs en partage pour des informations actualisées sur le colloque

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